sessions chamaniques 2018

dates

8 /11 février 2018

17/18 mars 2018

21/22 avril 2018

19/20/21 mai 2018

16/17 Juin 2018

7-8 juillet 2018

11——–19 aout 2018
Quête de vision, camp chamaniste d’été.

8/9 septembre 2018

19 au 22 septembre 2018 participation au
3me GOLDEN TREE
International documentary film festival
Frankhurt/Maine/ Germany

13/14 Octobre 2018

10/11 novembre 2018

Ce sont les dates de rencontres chamaniques, espace temps pariculiers qui permettent de se ressourcer avec s les élènets de la nature, la gliobalité de ce monde visible ou invisible. Il s’agit de céléber, : naissance, mariage, décè et toute sortes d’autres évnèments qui viennent s’inscrire directement ou indirectement dans nos vies.
Ce sont les dates pour Champet , d’autres dates auront lues pour d’autres cérémonies reclamant la présence de Joan Pinchu.

Il devra aussi effectuer un voyage à Shangaî.
Ensuite faire un séjour à Ottot, (Mongolie Intérieure ), voyages séparés.
Bref, tout ceci sera transmis.

calendrier 2018

8 /11 février 2018

17/18 mars 2018

21/22 avril 2018

19/20/21 mai 2018

16/17 Juin 2018

7-8 juillet 2018

11——–19 aout 2018
Quête de vision, camp chamaniste d’été.

8/9 septembre 2018

19 au 22 septembre 2018 participation au
3me GOLDEN TREE
International documentary film festival
Frankhurt/Maine/ Germany

13/14 Octobre 2018

10/11 novembre 2018

Ce sont les dates de rencontres chamaniques, espace temps pariculiers qui permettent de se ressourcer avec s les élènets de la nature, la gliobalité de ce monde visible ou invisible. Il s’agit de céléber, : naissance, mariage, décè et toute sortes d’autres évnèments qui viennent s’inscrire directement ou indirectement dans nos vies.
Ce sont les dates pour Champet , d’autres dates auront lues pour d’autres cérémonies reclamant la présence de Joan Pinchu.

Il devra aussi effectuer un voyage à Shangaî.
Ensuite faire un séjour à Ottot, (Mongolie Intérieure ), voyages séparés.
Bref, tout ceci sera transmis.

Le discernement

LE DISCERNEMENT , Une capacité chamanique primordiale.tambour chamanique3b4e181a8ab13fe24f6b02a0b3693a65
( ce propos est un brouillon qui a donc vocation à développement si le grand esprit pense cela utile ).

Le discernement est un élément de normalité sociale d’où l’emploi du mot au sens juridique et son usage qui se veut rationnel, dans une vie humaine dite normale Ici, le sujet n’est pas une approche réductrice
mais appréhender un vécu autrement plus vivifiant mais pour autant plus difficile a évoquer. Partons , d’une définition aussi générale que celle-ci :
Le discernement est la faculté de reconnaître distinctement en faisant un effort des sens (vue, ouïe, etc.) ou de l’esprit, ou de tous ces éléments conjugués. Le discernement peut dans un sens se rapprocher de l’intuition. Définition qui est tout de même d’une grande largesse d’esprit. Parler d’esprit , mais le mot esprit dans une pensée rationnelle se limite à une fonction mentale, qui analyse, identifie, sépare. En l ‘occurrence , il s’agit, de discerner voire séparer, par exemple le vrai , du faux le bon du mauvais, etc.

Sur un mode chamaniste, le mot esprit représente tout un univers qui dépasse largement
le simple niveau mental., somme toute , nous quittons un mode local pour un monde global. Tout se passe dans une superposition de mondes différents mais s’ interpénétrant sans topologie établie. Les codes, signes, symboles, expressions, formes sont propres a chacun des ces mondes avec des propriétés d’espace-temps propres. Par exemple ce qui est permis voire encouragé dans un monde sera déconseillé dans un autre. Mais tout cela est la même expérience.
Autrement dit le discernement mobilise une immédiateté des sens affûtés, un mental opérationnel supportant les chocs , la capacité de voyager psychiquement, une intuition réalisatrice.null

Qu’est ce à dire ? Le discernement est cette faculté chamaniste de VOIR réellement. C’est un moment complet, entier qui ne permet pas de faillir. Ce n’est pas une expérience fabriquée. Cet instant n’est ni intérieur, ni extérieur, ne permet pas les fantaisies de l’esprit, des désirs, des émotions. Pour VOIR, il faut soi-même psychiquement être visible donc être libre de couche psychique faisant office de voile. La nature dans sa sagesse
génère tout de même des événements de plus basse énergie.

Le discernement dépasse l’espace-temps : il permet de lire l’esprit d’une personne qui vous parle, de lire les événements dont votre réponse a pendra en compte le futur de ceux-ci. Il s’agit de voir ce qui est, pas ce que l’on veut voir.. Il s ‘agit de percevoir l’évidence

Au bout du compte , nous avons aussi a faire usage de discernement, bref un petit pas vers la sagesse.

activités choix et participation

ACTIVITES

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Respect du chaman
Respect de soi – respect d’autrui – respect de la vie
Conseil – information, il est approprié de faire un DON

Entretien individuel

80,00 €
Séance chamanique individuelle
120,00 €
Session chamanique de goupe
1 personne 120€
couple 200 €
session de 7 jours 420 €

GITE D’ETAPE CHAMANISTE

Dans le Parc Naturel du Pilat et dans un espace chamaniste
30 € la nuit

Sur invitation Joan PINCHU se déplace pour des actions chamanistes individuelles ou publiques ou bien encore participer à un projet créatif. Le débat est bienvenu !

Joan Pinchu info@chamanisme-niya.com tél 04 77 52 81 80 skype : niaproun1

Pour adresser un paiement à Joan PINCHU , un moyen simple et sécurisé

https://www.paypal.me/JoanPINCHU

 ceremonia-de-ayahuasca

Dreamkeeper : être soi et en relation avec les esprits

Si tu veux sortir de ton corps, appelle d’abord à toi tes alliés, tes protecteurs spirituels. Sans eux, le voyage hors du corps serait périlleux, parfois même sans possibilités de retour. Ensuite, sois en conscience dans ta respiration. Détache ton âme de ton souffle, par la puissance de ton esprit. Tu retrouvera le vertige du vol de l’oiseau, le galop du cheval, la course du vent dans la prairie. L’homme-esprit n’est pas limité à la vision matérielle du corps. Apprends à voir autrement. Essai de voir ton corps comme un pur esprit, et en même temps donne à ton esprit la réalité d’un corps.

Sache, que dans le cercle sacré de la création, il en est de même de la relation entre les humains et les esprits.
Réalise cela !

A voir a revoir et surtout en obtenir la compréhension !
https://youtu.be/OXtUOVoP3IM

quête de vision sur la montagne

LUTHERIE CHAMANIQUE introduction

tambour chamanique

LUTHERIE CHAMANIQUE

Ici commence une nouvelle page, un nouveau chemin. J’évoque ici un aspect concret, spirituel, créatif de la relation de l’être humain à l’univers. Ce qui nous conduit directement à ce qui peut être sous formes grossières, voire extrêmement subtiles, à savoir : les sons, les vibrations.

Ce sont ces forces là qui nourrissent et animent le chamanisme. Par exemple, l’image du tambour est indissociable du chaman : mais pas que ! C’est donc naturellement que je vais ouvrir cette page d’échange, de partage et encore plus terrible parfois d’enseignement.

Pour combler un peu mon ignorance, j’ai consulté Wikipédia qui me dit qu’à l’origine, le luthier est celui qui fabrique des instruments à cordes ( pincées ou frottées ) , on dit facteur d’instruments pour la fabrication des autres instruments bien qu’aujourd’hui l’appellation de luthier et lutherie tend à se généraliser.

Mais loin de ces considérations, ce qui m’intéresse ici, et j’espère vous aussi, est l’approche de la fabrication d’instruments chamaniques que pour faire simple nous appellerons lutherie chamanique.

LUTHERIE CHAMANIQUE

Si la fabrication d’instruments chamaniques : tambour, flûte, sonara, chapaca, arc de bouche, tambour de bronze, etc… s’impose à un moment donné, cela s’opère selon des règles précises. Que nous allons effleurer ici.

Premièrement, un rituel chamanique peut être tout à fait isolé et exécuté dans la solitude par un chaman avec son instrument chamanique. D’autres rituels se pratiquent en groupe, ou corps social avec un chaman qui conduit le rituel. D’autres rituels encore peuvent se produire en rassemblant un groupe de chamans et un groupe de personnes.

Dans tous les cas le chaman opère avec ses instruments chamaniques. Dans une pratique collective, il peut tout à fait y avoir des instruments qui n’ont pas charge chamanique. Pour autant, leur énergie n’est pas négligeable, bien au contraire : ils servent de force d’appoint pour le chaman et sont de puissants alliés à la cohésion sociale et par là-même à la réussite de la pratique. Donc, pour cela, tout un chacun(e) peut acquérir un instrument baptisé chamanique dans une de ces nombreuses boutiques qui fleurissent au gré du marché, en faire un usage personnel et un usage d’appui dans de tels rituels. Il va sans dire la nécessaire conscience de ces actes, que ce soit pour soi ou pour autrui.

Bon, je me doute que nous arrivons à la question légitime : « mais, qu’est ce qu’un instrument chamanique ?«

Question simple, mais réponse complexe à laquelle je vais tenter d’apporter quelques éclairages. Tout d’abord , qu’est ce que cela n’est pas : ce n’est pas un objet de désir, ni un objet festif, un jouet, un objet décoratif, bref ce n’est pas une chose inerte.

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

Il est important de percevoir que c’est un instrument « VIVANT ! », c’est-à-dire qu’il est animé par une âme qui est en relation intime avec l’âme du chaman.

Mais comment cela se fait-il ? Gardons à la conscience que cette vision des choses perdure depuis des millénaires, sous toutes les latitudes et dans toutes les cultures. Juste un exemple : les masques africains ou bien encore les poupées katchinas. Leur réputation d’être chargés d’énergie qui peut être dangereuse garde encore son aura d’angoissant mystère.

Autrement dit, un instrument chamanique est un être et pas seulement un objet. Il est à percevoir comme un esprit allié avec pour exigence, pour le chaman, d’avoir une relation et d’entretenir une relation avec son esprit allié matérialisé par un instrument. À l’instar des relations inter-humaines, cela demande une attention, sinon la relation perd de la force donc du pouvoir, il en est ainsi des instruments chamaniques.

À savoir et à garder à l’esprit que le pouvoir ( au sens noble ) n’est jamais acquis.

De même, la force d’un instrument chamanique ne réside pas dans son esthétique et n’est pas fait par exemple pour faire de la belle musique. Rappelons-le : sa force, c’est la force de son âme.

Je vais vous raconter un événement qui m’est arrivé en 2004 ou 2005. J’étais dans mon tipi à conduire une cérémonie. Je me trouvais face à l’entrée, le feu au centre et beaucoup de monde en cercle. Ce qui limitait mes mouvements. Mon tambour était à gauche de l’entrée. Derrière moi se trouvait un daf que j’avais reçu quelques jours plus tôt et destiné à mon divertissement. Donc un instrument avec un cadre en bois, des anneaux et une peau de percussion synthétique.

J’œuvrais donc quand brusquement, brutalement, j’entends et je vois mon tambour chamanique mourir. La scène est très rapide, des années après, je la revois encore. Mon tambour meurt, je vois son âme bondir, passer à travers le feu et venir se loger dans le daf derrière moi.

La vitesse de l’événement est telle qu’agir est tout simplement impossible, il me fallait accepter la situation d’avoir un tambour chamanique avec une peau en plastique, mais habité par une âme puissante. Depuis, il me sert toujours fidèlement et inversement.

Une autre règle universellement opérative est celle-ci :

Car dans les cultures chamanistes, il est nécessaire de n’utiliser pour la médecine que ce qu’on fabrique soi-même , ou créé par un maître guérisseur qui y aura apporté Lumière et Pureté.  Cependant sur un plan chamanique, la relation du chaman avec l’instrument doit être claire, véritable, forte et avoir une véritable force d’animation.

Naissance d’un instrument chamanique.

La naissance d’un instrument chamanique, c’est la naissance d’une vie, ni plus ni moins. Mon propos peut paraître abrupt, mais la vérité impose de dire les choses telles qu’elles sont.

Maintenant, voyons ! Une aventure chamanique n’a rien à voir avec un process productif ou autre formatage. Nous avons précédemment tracé une trame. Maintenant , il s’agit de créer un tissage. Évidemment, la vrai vie organise tout cela hors d’un schéma préétabli. Restons dans la trame pour l’instant.

Le ou la chamane à un moment donné se trouve dans la position voire la nécessité d’être porteur d’un instrument chamanique, celui-ci représente sont statut, sa fonction. Il est un outil de relation avec les esprits, un moyen de reliance, de guérison, etc. Mais aussi il est nécessaire au groupe, à la communauté pour signifier l’action.

Il y a là une similitude d’avec l’acquisition d’un nom chamanique, d’un animal allié, d’un esprit auxiliaire.

Cela peut venir de l’intérieur, soit par un ou des rêves prégnants, une vision ou bien encore un Einsicht ( insight : pour les anglophones )

Bien sûr cette formulation intérieur/extérieur relève d’une topologie propre à nos cultures contemporaines. Je l’utilise ici , justement dans un objectif de facilitation. Puisque nous avons posé cette dialectique. Bien entendu, cela n’est pas un mur infranchissable. Il est nécessairement respirant mais aussi utile pour la lecture et la compréhension des signes. Par exemple, si l’on est amené sur la voie chamanique à incorporer une plante ou un champignon sacré ; l’un ou l’autre nous amène plus vers l’intérieur et l’autre plus vers l’extérieur. Je pense en particulier au Peyolt, à sa capacité de mettre en exergue non seulement le monde intérieur de l’être mais aussi en même temps le monde extérieur qu’il soit physique ou symbolique voire subtil. Et surtout, de mettre tout cela en scène.

La naissance d’un instrument chamanique doit franchir en premier lieu le passage d’être juste l’expression d’une envie, d’un désir, vouloir posséder. Cette motivation purement humaine est dépendante de la psychologie de l’être humain. Sur le chemin, d’autres erreurs, d’autres difficultés vont se présenter. Pour user d’une image, la naissance d’un instrument chamanique est similaire au parcours d’un labyrinthe. Plus le chaman sera porté par une vision, plus il sera à l’écoute des esprits et du grand mystère plus son instrument aura de puissance. Mais pendant cette période de gestation une période de maturation, d’évolution intérieure aura lieu avec parfois des tourments, des troubles de santé et/ou émotionnels. Mais parfois les esprits peuvent être tout à fait paisibles, conciliants, compréhensifs et apporter leur aide chaque fois que nécessaire parce qu’il faut bien le dire, chaque histoire, chaque parcours est différent tout comme chaque vie est différente.

Bon, assez tergiversé ; une personne qui est destiné d’une manière ou d’une autre à être chaman, va se trouver devant la nécessité de réaliser son tambour. Cette réalisation présente toutes les difficultés et dures étapes. Ceci est transmis depuis des millénaires, mais bien sûr il y a quelques adaptations suivant les époques , les géographies et cultures. Antérieurement, les groupes humains étaient relativement soudés, partageant une cohésion sociale, le chaman étant , sinon compris, mais intégré à cette société. Ce qui n’est plus le cas de nos jours. La personne est investie par les esprits, la réalisation de son instrument devient une nécessité vitale. C’est la matérialisation sociale de son état, c’est aussi son « outil » d’exercice, symbole de sa relation aux esprits et de sa capacités de mettre en action ses pouvoirs chamaniques.

C’est pourquoi , employer le terme lutherie est vraiment plus juste en ce qui concerne les facteurs d’instruments. Un artisan luthier, avec tout son amour, son art, sa technicité, fabrique un instrument qui devra satisfaire des exigences esthétiques et musicales, mais aussi les désirs ou envies de celui qui commande la fabrication. Il est primordial de comprendre que la naissance d’un instrument chamanique est tout à fait opposé à ces critères.

En premier lieu, ce sont les esprits et le grand mystère qui vont conduire la réalisation de l’instrument qui est destiné à être le « cheval » du chaman en étroite relation avec lui. C’est à dire également un pont avec l’autre monde. C’est pourquoi, pendant tout ce processus, des forces dynamiques, spirituelles seront à l’oeuvre sous forme de visions, d’expériences intérieures et extérieures, de rêves, d’intuitions , etc… Car, le chaman va devoir cheminer dans une forêt de signes qu’il va devoir comprendre. Alors émergera comme une île mystérieuse dans notre monde le tambour du chaman qui deviendra en quelques sorte son double et donc sera habité, « animé «  par son âme.

Pour l’instant, je vais m’en tenir là , le sujet méritant un ouvrage entier. Je souhaitais juste introduire cette page et souligner la vacuité illusoire de nommer un objet comme un objet chamanique seulement en dehors de son envie.

Copie de 19-joan 1

Maintenant, à partir de cette page , je vais peu à peu amener des partages , créations, etc…

LUTHERIE CHAMANIQUE « CHEZ FLORENT « 

Je vais commencer par vous présenter les créations de Florent, imprégné du monde spirituel du pacifique Sud; il se trouve maintenant dans la région Lilloise, donc au Nord de la France. Sacré transition. ! C’est un musicien , il en connaît les arcanes , mais au-delà de l’esthétisme musical , il explore les puissances spirituelles. C’est donc avec ces forces qu’il réalise des instruments chargés d’esprits chamaniques. Essentiellement le bambou , le roseau et des matières naturelles.

De ses mains et des son esprit naissent :

des flûtes , petites, grandes, basse, aiguës

des didjéridoos

des chimes prévus aussi pour la danse

xylophone

un instrument a cordes ( de chanvre )

http://albums.photoonweb.com/l/lodrac/lutherie_chamanique/

Pour le contacter envoyez un mail au cercle niya ou à Joan Pinchu

contact @chamanisme-niya.com

Qui je suis

Je m’appelle Joan. Je suis né en France dans l’Ardèche du sud dans des conditions assez particulières et toute ma vie se trouve « colorée » par un rapport singulier au surnaturel. En conséquence, ma manière d’être, de penser, d’agir, diffère de l’homo modernicus. Depuis ma plus tendre enfance, j’ai une relation privilégiée avec le monde du double, le monde des esprits. Chose que j’ai longtemps cru être le lot du commun des mortels.

Ma vie est conduite par le monde des esprits, ce que je n’ai pas toujours vécu avec joie, et parfois avec négation. C’est peu dire que je n’ai pas choisi d’être chaman. Mais la notion de destin a tout son sens et ce ne sont pas les récriminations d’un humain qui vont changer les choses.

C’est par des visions puissantes et pénétrantes que la tradition Nordique s’est invitée dans mon esprit. Cela m’a amené à faire des rencontres inspirées et à intégrer cette tradition dans ma vie, jusqu’à en être dépositaire.

C’est aussi directement par des contacts, des visites, des rencontres – je pense notamment à Coyote Médecine – que je fus amené à vivre la tradition Sioux Lakota et à conduire certaines cérémonies de cette tradition.

Ce fut par une première et amicale rencontre avec Pierre Salivas, ethnomusicologue, que j’eus un premier contact avec la tradition Schuar (Jivaros). Quelques mois plus tard, je me trouvais inopinément dans une cérémonie Schuar. Cela continue depuis plusieurs années avec un uwishin (chaman) de cette tradition, je nomme Hilario Chiriap.

Mon nom est Joan Sigel dans la tradition Nordique, Tiblo Sungmanitou (Frère-Coyote) dans la tradition Sioux, Pinchu dans la tradition Schuar.

Alors que le chamanisme est à la mode en France, je vois avec regret de quelle manière, il est abordé par des êtres déboussolés, en quête d’une reconnaissance, cherchant à se singulariser, à faire un objet d’étude.
Il est frappant de voir des personnes ignorantes de cette voie, juger qu’un tel ou un tel est ou n’est pas un bon chaman. Ceux-là même qui jugent si les prestations d’un chaman doivent être rétribuées ou non.
Surtout, il faut de l’exotisme et des voyages, cela fait mieux. Perdus, dans leur cœur et ou leur âme, ils errent comme des prédateurs. Après avoir pris l’environnement et les richesses des peuples, maintenant, il faut s’accaparer leur sacré. D’autre vont s’ériger en commissaires politiques, en défenseurs des traditions et « autres » indiens pour décider à leur place.

Ceci n’est qu’un des aspects qui rendent la pratique chamanique dangereuse pour un chaman aujourd’hui en France. L’ancien pays des lumières et devenus le pays des ténèbres.

« Chaque personne que je rencontre est un enseignement ! »
Joan sigel Pinchu

Il est donc difficile pour moi de me réclamer d’une tradition : du mieux que je peux, j’essaie d’intégrer ses savoirs et ses puissances sacrées. Dans l’Europe d’aujourd’hui, j’ai une formation de psychothérapeute-analyste, une formation de naturopathe (en Allemagne). J’ai même dirigé pendant trois années un laboratoire de recherche en parapsychologie.

Mais, ces expériences pour enrichissante qu’elles soient m’ont toujours ramené dans le monde chamanique. Je rappelle que les chamans sont les premiers artistes, les premiers « prêtres », les premiers devins, les premiers thérapeutes, les premiers « spécialistes » du rêve, des symboles, etc.

La connaissance des Anciens, des Ancêtres, n’est pas encore surpassée, loin s’en faut. Sachons les écouter avec humilité. Nous sommes leurs petits enfants.

Je m’efforce d’associer le chamanisme à une force visant à l’évolution inexorable de la planète Terre, de L’Univers, de l’Humain.

Il est pour moi très important de vivre au plus près de la nature, des plantes, ces grandes enseignantes et amies. La nature est ma « bible ».

Le destin et les esprits m’ont conduit à soigner, accompagner, voir, être présent pour les autres.

En tant qu’homme-médecine, j’accueille les personnes en recherche de leur âme, du sacré, d’une guérison, d’un soutien ou d’accompagnement sur leur chemin.

Comment se passe un rite chamanique?

1 – L’INTENTION . 

2 – LE RITUEL . 

3 – LES PARTICIPANTS . 

4 – LES BIENFAITS .

Pour comprendre les pratiques chamaniques, je vais aborder la question du rite chamanique. 
En apparence , tout comme la question :  » Qu’est ce qu’un chaman ? », cette question paraît simple, mais pour qui sait, cela nous amène dans un univers inaccessible à beaucoup.

Ces questions sont légitimes, mais les réponses ne pourront qu’être parcellaires.

La renaissance du chamanisme au niveau mondial justifie d’autant plus ces questions.

Bien que ce que je vais pouvoir dire au sujet du rite sera bien pauvre, il est juste que je partage.

Tout d’abord en règle générale , un rite chamanique est pratiqué par un chaman.

Mais dans les sociétés traditionnelles, certains rites familiaux sont accomplis par le chef de famille (hommage aux ancêtres par exemple ou pour la protection du bétail).          Certains rites sont tout à fait individuels.

Nous avons donc différentes situations :
• le rite personnel
• le rite familial
• le rite collectif
• le rite pour aider une personne, celui-ci est pratiqué par un chaman avec ou sans la présence de la personne, mais ce rite peut être collectif.

Du rite personnel au rite collectif, c’est le chaman qui est le gardien de
l’harmonie entre l’être humain, la nature, les esprits.

Outre la forme, il existe de multiples fonctions du rite :
Rites de purification, protection, offrande , guérison, désenvoûtement, trouver un objet ou une personne disparue, rites de passage, d’initiation, de transmission, d’apparentage, funéraire, de sacralisation, de fécondité ; puberté, mariage, naissance, et culte des ancêtres.

On pourrait dire que tout rite est : s’unir volontairement à la tradition que le rite consacre (d’ailleurs le mot en lui-même à un double sens étymologique de relier et se recueillir).
Il a aussi dans sa dimension collective une fonction d’union, rassemblement, harmonisation.
Outre l’objectif sacré qu’il possède nécessairement , le rite régule les tensions dans le groupe, il apporte une nouvelle force.

Ce qui m’amène tout naturellement à un principe important en chamanisme, la notion d’intention.


L’INTENTION

Aucun rite ne peut être valable s’il n’est porté par une intention véritable.
Celle-ci est comme la flèche tirée par l’arc de l’esprit.
Je dirais même que l’intention est l’esprit du rite alors que l’organisation pratique en est le corps.

L’intention est l’essence de l’acte, c’est pourquoi le rite ne peut être un acte répétitif, stéréotypé comme pourraient le voir certaines personnes extérieures.

C’est pourquoi également, pratiquer un rite chamanique que l’on a lu dans un livre, ou que l’on a vu dans un reportage ou même vu de ses propres yeux, est une attitude non seulement irrespectueuse mais inconséquente. Parce que si l’on met en oeuvre un rituel c’est pour en tirer une énergie bénéfique.

Ce que je veux dire : ce n’est pas un jeu plus ou moins exotique.

Pour poser une intention le chaman est entièrement dans l’énergie tant au niveau physique, psychique, émotionnel que sacré.
Dans son esprit l’intention n’est pas quelque chose d’extérieur ou simplement une pensée, un désir.
Il est, il incarne l’intention.

Il en découle que le rite ne peut être pratiqué à la légère, le plus souvent il découle d’une nécessité parfois même d’une urgence. On ne peut se moquer impunément des esprits et des forces de l’univers.


LE RITUEL

Je vais brosser ici à grands traits dans un exemple collectif ce qui fonde un rite chamanique.

L’intention en est le germe et la direction.
Le chaman va être le point central de cette opération.
Il y a une assemblée de personnes qui vont participer, aider le chaman dans sa pratique. Être présent, participer, réagir à ce qui se passe , bref rentrer dans
l’histoire, car il s’agit bien d’un drame qui se joue.

Les Occidentaux coupés de leur racines sont soit passifs, intériorisant leur expérience ou bien alors décalés. Mais bien souvent il y a une ou deux personnes qui au fond d’elles-mêmes n’adhèrent pas à ce qui se passe, ont des pensées méprisantes ou hostiles ou bien encore, ayant peur de leur propre peur, peuvent être agressives. Ces personnes rendent l’action du chaman plus difficile et mettent sa vie en danger.

Ce que je dis là est une réalité simple, nette et claire.

Le rituel crée un espace-temps sacré, il ouvre une porte qu’il faut savoir ouvrir et qu’il faut nécessairement fermer à un moment donné et seule une personne reconnue par les esprits et les hommes peut l’accomplir d’une manière sacrée.

C’est une expérience qui est mise en mouvement, perceptible par les personnes dont l’âme est vivante, sensible.

Le chaman va mettre en oeuvre les moyens nécessaires à l’accomplissement : les offrandes, les symboles, les mythes, la sacralisation de l’espace, demander à certaines personnes de faire telle ou telle chose à tel moment ou à un autre.

Avant même que le rituel soit mis en place, les énergies de chacun se révèlent, se heurtent, se croisent et finissent par s’accorder.

Imaginez une roue avec son moyeu, c’est à dire son centre.
Le rite est la création d’un cercle sacré dont le chaman est le centre symbolique et animateur.
Le cercle est formé par les participants et les éléments matériels du rite : symboles, offrandes, fumigations et toutes sortes de médecines. Selon les traditions cette roue médecine est plus ou moins élaborée ou complexe.
C’est juste une question de tradition.
Le principe reste le même.

Ce cercle consacré donc sacré sera le théâtre dans lequel les participants vont se trouver reliés et acteurs.

Il s’agit d’un lieu de protection et d’ouverture.

Lorsque je conduis un rite chamanique, je suis revêtu de mon costume chamanique.
Il ne s’agit pas de folklore !
Ce costume chamanique est à la fois une protection et un lieu de rassemblement pour mes esprits alliés.
Je sens dans mes jambes à la fois la Terre-Mère sa force, sa protection et la lignée des Ancêtres.
Dans mon âme et mon coeur se trouve la connexion à mes collègues chamans avec qui j’ai des liens particuliers à travers le monde. Par mon esprit je suis relié au Père-Ciel et au Grand Mystère.

Alors , je suis ici et ailleurs. Le temps et l’espace sont en expansion.
Passé , présent et futur se conjuguent.
Je vois ici et d’autres mondes.
Je suis en lucidité sur plusieurs plans. Je suis totalement présent avec les personnes dans le cercle sacré, comme je suis totalement présent en lucidité avec d’autres réalités.
Ce qui me permet de Savoir et de faire ce qui est juste au moment juste et l’Intention guide mon chemin.


LES PARTICIPANTS

Cela fait plusieurs dizaines d’années que je conduis des rituels collectifs.
De la sorte, j’ai été confronté à des personnes de tous âges, du bébé au centenaire, de toutes cultures, de toutes religions.
Inutile de rappeler que si un rite à lieu, c’est qu’il y a une raison.

À chaque fois, j’observe comment sont les participants pendant la préparation, les énergies qui se mettent en place.
Il y en a qui préfèrent rester en retrait, d’autres s’activer, s’impliquer dans les préparations soit par angoisse, soit pour la relation au sacré.
Évidemment, il y a toujours un ou deux individus qui s’efforcent de séduire le chaman avec des jeux psychologiques vains.

Dès que le cercle sacré est formé, les participants imperceptiblement changent d’attitude, deviennent autres.
Ils sont investis eux aussi par le sacré et c’est en cela qu’ils s’aident et aident le chaman à ce que l’opération fonctionne.

Bien que le rite soit plus ou moins codifié, il est une trame sur laquelle le chaman va broder l’histoire qui se joue.
De fait tout ce qui est demandé aux participants, c’est de participer en se mettant en accord avec l’énergie du cercle sacré.
En fonction de ce qui se passe avec les esprits et les personnes, je vais soit demander à un participant de faire telle ou telle chose, ou je vais moi-même intervenir sur une personne.
Si le rituel a lieu au bénéfice d’une personne, je vais l’inclure dans l’axe cosmique que je deviens lorsque je pratique.

Ce qu’il faut saisir est que contrairement à la psychothérapie qui s’évertue à réparer par un retour au passé, l’action chamanique est autre.

Chamaniser, c’est être dans le présent, aller récupérer ou réajuster l’âme de la personne.

La vision chamanique du mal-être d’un individu est celle d’un monde déstructuré. Le rituel consiste donc à achever la destruction de ce monde, l’amener à sa fin pour permettre l’émergence d’un nouveau monde.

Notez qu’aujourd’hui, c’est la même chose au niveau collectif. L’espèce humaine termine un cycle et a besoin des chamans pour faciliter l’émergence d’un nouveau monde.


LES BIENFAITS

Le rituel est ouvert, puis fermé, c’est une évidence.
Il permet de relier, de mettre en harmonie l’humain avec l’univers et ses forces invisibles.
Mais la cérémonie, elle-même commence bien avant le rituel et se continue bien après sa fermeture.

Le simple fait d’être en contact avec cette histoire apporte quelque chose d’indicible, d’inexprimable.

Pendant le rituel les participants semblent, un temps, déchargés du poids de l’humanité.
Ils semblent plus lumineux, les visages se détendent. L’énergie circule dans leur corps, leur esprit s’apaise.
Après le rituel , des portes vont s’ouvrir dans la vie de chacun.
Des situations bloquées se débloquent.
La confusion fait place à la clarté, le rapport aux autres et à la vie change.

Le fait est que même inconsciemment, l’expérience de la reliance modifie le rapport au monde.

Beaucoup de souffrances, de troubles émotionnels viennent du fait que l’être humain, coupé du flux de la vie, se sent seul, profondément seul.

Les bienfaits d’un rituel chamanique sont de participer et de vivre une renaissance, de partir dans la vie avec des forces nouvelles et là tout est possible.

(Article de Joan Pinchu, publié sur le site :
http://www.macrolivres.com/fiches/comment_se_passe_un_rite_chamanique.php)

La guérison chamanique

C’est une des fonctions essentielles du chaman dont il s’agit.
Du plus profond des âges l’être humain a ressenti le besoin de se libérer de ses maux physiques et de ses tourments de toutes sortes.
Il en est de même aujourd’hui.
Mais notre monde occidental a changé.
L’ « évolution »  extrême vers l’individualisme, la technologie à outrance, l’absorption massive de produits chimiques de synthèse, la course à l’argent, isolent de plus en plus l’être humain de la nature et lui font perdre son âme.

De plus, il y a pléthore de techniques, de thérapeutes, ce qui conduit la personne en souffrance, vers la confusion.
À qui se confier ?
Ceci conduit à une crise grave : la perte de confiance entre le patient et le thérapeute.
De plus, avec l’explosion des thérapies émerge une résistance à la guérison.
De nombreuses personnes consommatrices de thérapies, au fond d’elles mêmes n’ont pas le désir de guérir véritablement.
Leur consumérisme n’étant qu’une manœuvre d’évitement.
On recherche le miracle, mais dans le même temps, on interdit qu’il ait lieu.
En foi de quoi, le recours au guérisseur traditionnel (le chaman) est en disparition dans nos contrées.
D’autant plus que l’inconscient sent bien que se confier à un chaman va toucher des choses profondes.

Mais qu’en est-il de la guérison chamanique ?
Il s’agit d’une guérison qui prend en compte                                                                     la totalité de la personne et surtout son âme.
La guérison chamanique est une guérison de l’âme.

Le chaman répond à une demande. Un accord est passé entre le chaman , la personne et parfois avec sa famille sur les modalités de son action.
Le chaman va opérer en deux temps : le diagnostic et la cure.
Chamaniquement, il s’agit de déterminer la nature du ou des troubles :

1 – nature purement physique : infection, blessure par exemple
2 – trouble ou perte de l’âme : troublée par des esprits malveillants, attaque de sorcellerie, rapt de l’âme par des esprits ou des morts, etc…
3 – trouble d’origine spirituelle : par exemple enfreindre un tabou

S’il s’agit d’un trouble physique, le chaman a recours aux plantes médicinales et/ou à la pharmacopée traditionnelle.
Il peut déléguer cette action à un guérisseur.

Dans les autres cas, il devra opérer une action chamanique qui se traduit par une séance chamanique dans laquelle la transe plus ou moins prononcée aura une large place.
Le chaman doit voyager dans le monde des esprits afin de savoir la nature exacte du mal et la façon de le traiter.
Car seule cette connexion avec l’autre-monde permet d’accéder au mode de soins adéquat.
En effet, il y a des techniques spécifiques de guérison mais en aucun cas leur application ne peut être répétitive.
Chaque guérison est une expérience nouvelle pour le chaman, à chaque fois c’est un défi.     Et à chaque fois, le chaman met sa vie en jeu.
Au cours de la séance le chaman appelle ses esprits alliés , il peut d’ailleurs se transformer lui-même en animal.
Lors de la guérison chamanique est mis en lumière le rapport de la personne au monde, les liens symboliques, la structure mythologique, le comportement de la personne par rapport au sacré donc à la vie.
Les rêves ont leur importance en ce domaine.
La séance de guérison chamanique n’est pas un retour au passé comme dans la psychothérapie.
Elle approche le monde de la personne en souffrance comme chaotique, en désordre.
Il ne s’agit pas de réparer, mais d’amener ce monde-là à son terme puis de permettre l’émergence chez l’individu d’un nouveau monde en harmonie.
On termine un cycle de vie afin d’offrir l’opportunité de s’épanouir dans un nouveau cycle de vie, c’est toujours la thématique mourir pour renaître.

 

Les éléments de la guérison chamanique :

Fumigations : encens, plantes, tabac

Massages

Sudation

Emétiques

Succion ou aspiration

Transe chamanique

Usage du tambour

Chants parfois danse

Objets chamaniques :

Bâton,

Offrandes,

Tissus de couleurs,

Pierres,

Plantes sacrées,

Cristaux,

Feu,

Eau,

Air,

Terre,

Plumes

La pratique de la guérison est source de nombreux dangers pour le chaman.
Pour cette raison, je suis attentif à tout signe et à pratiquer chaque acte avec une intense attention lorsque j’opère.
De même, j’ai comme principe de dissoudre le mal plutôt que le transférer sur une autre personne, une plante, un animal.
J’ai la vision de la personne dans son existence, sa vie antérieure et sa vie postérieure, Soigner l’âme c’est plus que soigner une vie, une existence, c’est aider l’âme dans son parcours cosmique.
Cela m’amène à évoquer une chose dont on parle peu. Il existe le tabou de l’inceste qui est normalement connu de chaque humain, mais il y a également un tabou spirituel qui est celui du destin.
Je prend garde de respecter ce tabou spirituel qui est celui du destin.
S’il est louable d’aider son prochain et d’être dans la compassion, cela l’est moins si l’on agit pour des motifs d’orgueil ou autres travers psycho-émotionnels.
Le TABOU SPIRITUEL est celui du DESTIN :                                                                            On ne peut interférer dans le destin d’une personne pour satisfaire des motifs tout à fait personnels. C’est vraiment porter atteinte à une personne que de l’empêcher de vivre des expériences.

Les spectateurs d’une guérison chamanique sont loin de savoir les enjeux réels et le drame cosmique qui se déroule du fait qu’ils sont séparés de l’univers.
Cette ignorance les conduits à sous-estimer la valeur de l’acte de guérison chamanique.
Le chaman le sait et ne s’en offusque pas.

N’hésitez pas à prendre contact pour toute question ou même pour partager votre expérience.

La hutte à sudation ( sweat lodge , inipi )

Remercions les anciens d’avoir su découvrir, expérimenter et transmettre cette grande médecine.

Si l’on compare la hutte à sudation au sauna c’est que l’on est très éloigné du grand mystère que représente cette vénérable pratique.

Bien sûr, il est indéniable que cette pratique a les plus bénéfiques effets sur le corps et la santé : élimination des toxines et poisons, amélioration du métabolisme et catabolisme, de l’équilibre hormonal et nerveux, de la circulation sanguine, mise à mal des microbes, bactéries et virus.

Il est vrai aussi que l’usage de la hutte à sudation peut avoir des intentions différentes :

– Préparation à la chasse (la pratique de la sudation éliminant les odeurs corporelles du chasseur) .

– La pratique de la hutte de sudation, est mise en œuvre dans les périodes de famine, de grands froids ou de conflits dans la communauté.

– Hutte de vision mise en oeuvre pour préparer une quête de vision, une retraite chamanique ou pour accéder à une vision dans la hutte.

– Hutte de guérison pour soigner une ou plusieurs personnes.

– Hutte sacrée qui agit à tous les niveaux et les transcendent.

La pratique de la hutte spirituelle est l’occasion de retourner dans le ventre originel, dans le ventre de la terre-mère.

C’est l’occasion de se relier à la Terre, au Ciel, aux Éléments, à la Nature, à la Création tout entière et surtout au Grand Esprit, au Grand Mystère et de réintégrer l’harmonie naturelle.

C’est un chemin vers l’authenticité et le respect : respect de soi, des autres, de la nature, de la vie, du sacré. Alors, alors tout devient possible !

Entrer dans la hutte, c’est accepter de mourir, de se libérer des liens qui nous asservissent, qui troublent notre âme et notre esprit.

La pratique de la hutte sincère et véritable est une profonde purification qui permet de renaître à une nouvelle vie avec de nouvelles forces.

Le chamanisme est une ancienne et universelle sagesse, une réelle connaissance offerte à tous et à toutes.
Seules ses formes varient pour s’adapter au milieux naturels et cultures différents.

Ainsi la pratique de la hutte à sudation est quasi universelle depuis des milliers d’années.

Selon les cultures la hutte est en bois, en branchages, en terre, en écorces et mousse, en pierre.
Elle peut être en forme de dôme, de tipi, d’abri semi-entérrée, voire une pièce réservée dans une maison.
Le feu peut être fait à l’intérieur ou mieux à l’extérieur.

Chaque tradition possède son propre symbolisme, sa propre cosmogonie, son propre rituel de la hutte à sudation, mais l’expérience qui se joue là est toujours la même.

J’ignore le nombre exact de cérémonies de la hutte à sudation que j’ai pu vivre dans ma vie, mais c’est toujours une grâce .
Chaque fois, c’est une expérience profonde et unique.
On ne peut comparer ce genre d’expérience.

Le mystère de la hutte à sudation s’opère avec du feu, de la terre, de l’air, de l’eau, des plantes, des pierres. À ce moment-là, nous participons de l’univers et c’est beau !

N’hésitez pas à prendre contact pour toute question ou même pour partager votre expérience.

La pipe sacrée (chanupa)

Avec la cérémonie de la pipe sacrée, j’aborde une des sept cérémonies sacrées des peuples Sioux.

C’est l’occasion de voir comment une démarche rituélique peut synthétiser le sacré d’un peuple.

La pipe sacrée s’appelle Chanupa : littéralement deux bois.

Cette pipe est à elle seule l’autel, et condense en un objet sacré l’univers sacré de ce peuple nomade.

Bien sûr, il y a une légende sur l’origine de cette pipe.

Il existe quelques variantes de cette légende et je soupçonne fortement que la version la plus connue fut quelques peu christianisée.

Il est dit que la femme bisonne blanche apporta la pipe sacrée aux hommes pour qu’ils puissent être toujours en relation avec le grand esprit, maintenir la cohésion de leur communauté, apporter un soutien aux personnes en souffrance. C’est un instrument de prière.

En respectant la pipe sacrée l’homme reste le gardien respectueux de la Terre-Mère, il s’engage à la noblesse de ses sentiments et de ses actes.

Fumer la pipe sacrée, c’est donc prier, se relier au Grand Mystère.

Cela doit rester un acte grave et profond.

D’ailleurs le fourneau et le tuyau, ne sont assemblés que pour ce geste sacré.

Le fourneau représente l’élément féminin, le tuyau l’élément masculin et le dessus du tuyau tout ce qui existe sur terre.

Assembler la pipe c’est relier la Terre et le Ciel.

Fumer c’est envoyer avec grand coeur et humilité sa prière.

Il est vrai que la Chanupa permet bien des miracles !

 

LE MAPACHO

La pipe sacrée est spécifique des amérindiens d’Amérique du Nord.

Le tabac étant une plante sacrée, le mode opératoire dépend de la culture qui le met en oeuvre.

Ainsi, en Mésoamérique le Mapacho est utilisé dans les rituels chamaniques.

Il s’agit d’un cigare fait avec une feuille de maïs que l’on complète d’un mélange fait à partir de tabac.

Il est alors utilisé comme instrument de prière, d’offrande, de parole et pour certains actes de guérison.

D’autres cultures utilisent le cigare réalisé a partir d’une feuille de tabac, à savoir qu’un tel cigare va d’une dimension que nous connaissons à l’heure actuelle jusqu’à des cigares de deux mètres de long…

N’hésitez pas à prendre contact pour toute question ou même pour partager votre expérience.

La quête de vision

21-blieux 2011 098

C’est une des grandes pratiques du chamanisme.

Selon les traditions, la Quête de Vision s’effectue durant 3 jours, 4 jours ou même plusieurs mois.

Elle s’effectue soit dans une fosse à vision, une retraite dans une grotte, dans une « tannière ».
Mais le plus souvent, il s’agit d’une expérience de solitude sans aucun bagage, dans la nature.

C’est une expérience de symbiose avec la Nature, la Création.

L’homme n’est plus un animal social mais un homme-nature, il procède à un retour originel.
Le pratiquant rompt ses liens avec la communauté humaine.
Cette expérience est faite de privations, de jeûne, les besoins du corps ne sont plus l’essentiel.
Il s’agit véritablement d’une « plongée » dans l’expérience sacrée.
Le corps, le moi sont dépassés pour accéder à l’ultime.

La Quête de Vision est essentielle à l’initiation chamanique.
Pour être chaman, il faut pouvoir traverser les souffrances terrestres , il faut pouvoir libérer son âme.

Mais la Quête de Vision, on le comprendra, n’est pas un chemin égoïste, ce qui est acquis lors de la quête de vision servira directement ou indirectement la communauté.

Dans de nombreuses traditions, la Quête de Vision sert de rite de passage, passage de l’état d’enfant à celui d’adulte.

La Quête de Vision peut apporter une réponse quant à un destin; une vision peut conduire toute une vie, comme cela est souvent le cas chez des personnalités exceptionnelles qui oeuvrent toute leur vie à faire vivre leur vision.

Une vision peut apporter un don, une capacité particulière, une « médecine » ou tout autre élément sacré nourricier de l’esprit.


LA VISION

 Mais qu’est ce qu’une vision ?

La vision n’est pas une rêverie, n’est pas une fantasmagorie, n’est pas un rêve, n’est pas une imagination, ni non plus une intuition.

La vision est une RÉALITÉ, un accès momentané à une autre conscience, c’est l’immergence dans la réalité d’une autre réalité.
Cette vision, on la voit avec ses yeux, son coeur, son âme, son esprit, elle est entière et totale. À ce moment-là, on sait que c’est une vision.
Une vision, cela vous bouleverse, c’est une expérience intense et profonde qui transforme l’être au plus profond.
Nous retrouvons ici, une base essentielle du chamanisme : expérimentes et tu sauras !

Dans ma vie, j’ai le privilège d’avoir vécu plusieurs fois cette expérience.
Je vais partager avec vous une « petite » vision.

« C’était lors d’une cérémonie INIPI (hutte de purification selon la tradition Sioux Lakotas).
Je conduisais cette cérémonie en pleine nature, en automne, l’air était vif, le ciel gris cachait les étoiles.
Nous étions en cercle comme il se doit à l’intérieur.
J’étais comme à l’accoutumé heureux d’être dans la hutte, à me relier à la création, à remercier les anciens, le grand esprit, les médecines, à tout ce que la vie nous offre.

Je sentais le cercle des participants stressés, tendus, beaucoup à faire des prières pour eux-mêmes, repliés sur eux-mêmes.
Tout à coup, je vois le sommet de la hutte faire place à un magnifique ciel bleu, puis un aigle apparaître avec ses grandes ailes déployées.
Et je sentais cet aigle dire : « Je suis là ! Voyez-moi ! Je suis là pour recevoir vos prières et les emmener au Grand Esprit ! » Je lui répondis : « Hi ! ho ! merci ! merci ! je t’offre mes prières, emmène-les ! »

Dans le même temps, je pressais les autres de lever leur regard vers le ciel, d’élever leur esprit vers le ciel.
Je comprenais soudain comme l’être humain est plein de complaisance envers lui-même.
Il ne comprirent pas le message, l’aigle repartit avec mes seules prières.

Cette expérience montre combien il est difficile pour beaucoup d’être dans l’instant présent, de ne pas être obnubilé par ses tracas personnels, d’être présent à la magie de la vie.

La beauté de cette vision m’a porté pendant longtemps et je remercie encore pour cela.
Depuis je dis souvent lors des cérémonies, pour s’élever c’est simple lorsque votre nez va vers votre nombril, levez la tête pour qu’il puisse pointer vers le ciel.
C’est bien sûr une image.

De tout coeur, je vous le dis, si vous avez l’occasion de vivre une Quête de Vision, quelque soit votre peur, n’hésitez pas !
Allez-y !
Car c’est une chance et une grâce.

N’hésitez pas à prendre contact pour toute question ou même pour partager votre expérience.

La transe chamanique

La transe chamanique : c’est là que se déploient toute la science et la force morale du chaman.
J’espère que chacun comprendra qu’il faille une sacrée dose de caractère pour se livrer au voyage de l’âme devant un public pas toujours compréhensif et sécurisant.

Le chamanisme est unique dans sa structure fondamentale, mais par son étonnante faculté d’adaptation, il trouve de multiples formes d’expression.
La transe chamanique fera de même et va s’exprimer différemment selon le contexte, le chaman et l’environnement social.

Rappelons, le rôle du chaman : intercesseur entre les hommes et l’autre monde.                  Il est l’instrument de la cohésion et de la survie de la communauté sociale à laquelle il appartient.
À ce titre, il cumule plusieurs fonctions : prêtre, devin, psychologue, thérapeute, sage, artiste.
Il en résulte un vécu solitaire au service des autres.

Si la fonction du chaman est d’être globalisant ou holistique selon la terminologie actuelle, il existe cependant une spécialisation chez les chamans.
Cette spécialisation dépend en premier lieu de deux directions d’énergie différentes.
Je m’explique : certains chamans décident par une sorte de vocation personnelle de devenir chaman.
Ce ne sont pas les meilleurs mais, ils peuvent avoir un impact non négligeable sur leur communauté.
Les autres n’ont pas décidé d’être chaman, mais le sont devenu parce que les esprits les ont choisis. Il est évident que ceux-ci sont d’une plus grande profondeur.
Ceci n’est pas un jugement de valeur.
Par mon expérience personnelle, je sais combien il est difficile de répondre aux injonctions des esprits et de suivre un destin que l’on n’a pas choisi.

Le moi, la personne se révolte, révolte bien inutile, voire dérisoire face aux destins des puissances.
Mais, le chaman est alors investi d’un pouvoir d’autant plus puissant, qu’il est l’expression de l’univers.

D’autre part, il est fréquent de séparer les chamans en chamans blancs et chamans noirs.
Selon les repères des hommes, les uns seraient bons et les autres mauvais.
Il faut y voir là, l’influence des religions propres à moraliser les foules humaines pour mieux les contrôler.
Il est cependant réel que certains chamans peu au fait des réalités spirituelles, utilisent leur puissance au service de désirs humains inavouables.
Mais ce n’est pas plus négatif que le comportement des religieux au service permanent d’un pouvoir temporel.
En fait, ce sont des chamans peu qualifiés ou de bons chamans écœurés par le comportement humain.
Dans les anciens temps, le chaman noir était reconnu par son tambour, le tambour bigarré : l’intérieur du tambour, si on avait l’occasion de le voir, était peint de taches rouges et noires.
C’était le signe de ce que nous pourrons appeler de nos jours, un sorcier.

Évidemment, la pratique, l’expérience, la connaissance chamanique est un chemin, long, personnel, inconstant.
De plus, les pouvoirs ne sont jamais acquis.

Mais, il existe une séparation entre chamans moins connue, mais beaucoup plus profonde, plus subtile et je dirais plus terrible.

En réalité, les humains vont vers les chamans d’une manière purement égoïste, au profit de besoins personnels.
Donc, il leur faut des pouvoirs à leur service.
Les chamans peu aguerris, ou les chamans plus avancés, mais encore liés par les effroyables exigences humaines, participent de cet univers.
On attend d’eux, de la magie, du miracle, de l’illusion. Pour leur propre chemin personnel, ces chamans répondent à cette demande.
Il en est ainsi sur le long et difficile parcours de l’évolution.

L’autre catégorie (si je puis dire) de chamans, est celle des chamans spirituels.

Ces chamans-là sont évidemment à la fois les plus méconnus, les plus ignorés, mais les plus actifs de notre société actuelle aux yeux de laquelle ils passent inaperçus.
Libérés des chaînes de la condition humaine (sociale, personnelle, philosophique), leur pouvoir est d’autant plus grand qu’ils sont libérés de la valeur du pouvoir temporel, de la reconnaissance sociale et religieuse.
Cela signifie concrètement que leur action est plus subtile, plus invisible et de fait plus incompréhensible du commun des mortels.
D’autant que leur action ne se situe pas simplement au niveau d’une incarnation humaine mais bien au-delà.
Ce sont des chamans qui étaient des chamans puissants, qui un jour vivent une expérience ultime de transcendance.
Ils perdent alors leurs pouvoirs temporels, la forme extérieure des pouvoirs, celle qui fascine tant, pour accéder à un niveau de conscience où tout cela n’a plus d’importance.

Alors que de nos jours, la plupart de nos concitoyens courent vers des thérapeutes, des « sages » de l’Inde, vers le bouddhisme ou des psychologues, la présence des chamans spirituels passe totalement inaperçue.

Tout ceci influe directement sur la transe chamanique.
Il est vraiment exceptionnel que l’état de transe chamanique débouche sur un état de possession.
En effet, un bon chaman, conduit sa transe, conduit son voyage, car cela est trop dangereux.
Il est impératif d’être lucide dans l’expérience.
D’autant que la sagesse chamanique s’appuie sur deux axes importants :

Expérimente et du sauras !

Un chaman ne croît pas , il sait !

(Ne pas croire mais savoir, connaître par l’expérience véritable.)


Les différentes formes de transe chamanique :

La transe est un état d’expansion de la conscience, dans lequel l’individu transcende sa condition humaine, pendant quelques instants, il va libérer ses sens, ses perceptions, son âme, son esprit, de sa condition humaine.

Là, il atteint des mondes inconnus, surprenants, sublimes, effrayants, le monde de tous les possibles.
Bien souvent la transe débouche sur un magnifique et resplendissant état d’extase.
Il faut bien admettre que l’état de transe n’est pas une chose monolithique.
Il peut varier en qualité et en quantité où si l’on préfère en profondeur et en intensité.
Cela dépend de l’expérience du chaman et de sa perception de l’instant, de l’intention de la cérémonie, du contexte social et culturel.
La transe peut être légère, comme une reliance à un autre niveau de conscience, mais à des degrés divers, être plus spectaculaire, plus intense.

Dans la kamlénie ou sejdhr,  dans tout l’hémisphère nord, la transe est le plus souvent poussée jusqu’à ce que l’officiant perde connaissance, se retrouve sur le sol en catalepsie pendant que son double voyage.
Évidemment l’Église, pour prendre le pouvoir, a diabolisé cette pratique et s’est efforcée de la désacralisée.
Cela s’est traduit par un jugement négatif sur cette forme de transe.
On trouve trace de cette négation jusque dans les Eddas où il est dit qu’Odhinn le nécromancien, se livrait à des pratiques dégradantes, infâmantes pour lui-même.
Il est dit que les chamans qui pratiquent cela sont des invertis passifs.
Le jugement est rude, lapidaire, et décrit ô combien nous nous sommes éloignés de la connaissance.
Ce type de jugement se retrouve dans le monde magique de la Corse.

 

Continuons d’explorer les différents modes de transes :

La transe spontanée

Peut se produire involontairement selon les circonstances : lorsqu’un futur chaman est choisi par les esprits, lors d’un choc émotionnel, lors d’une crise d’hystérie, par l’absorption de médicaments, lors d’une séance de psychothérapie ou même lors d’un spectacle artistique, lors d’une catharsis guérisseuse, voire lors d’une crise d’épilepsie.


La transe provoquée

Au départ, il y a une intention.
La personne désireuse d’explorer les parties les plus mystérieuses en elle et/ou en recherche de dons personnels insoupçonnés.
Le chaman choisit en pleine conscience de pratiquer la transe dans un but utilitaire précis.
Il n’agit qu’en fonction d’une utilité, c’est ce que l’on nomme : chamaniser.


La transe lucide

Le chamanisme est basé sur une conduite et un vécu lucide de la transe car le chaman doit être solide, fort pour vaincre les difficultés.
D’autre part, il est évident que seule la lucidité est la preuve d’une maîtrise de soi.
La lucidité est la condition requise pour une pleine efficacité de l’action.


La transe extatique

La transe extatique relève d’une expérience individuelle.
La personne se sent unifiée avec le Tout : la Nature, le Cosmos, la Conscience Universelle.

Il en résulte une expérience d’intense bien-être indescriptible.
Tout ce qui est négatif est effacé, l’être est transcendé, voire transformé.
Il est quasi impossible de traduire cette expérience par des mots.

La transe obtenue par des substances psychotropes : amanita muscaria, datura, mandragore, peau de crapaud, rizhomes de canne de Provence, ayahusaca, peyolt, san pedro, psylocybe, tabac, alccol, etc….

La transe obtenue par une gestuelle, une chorégraphie, les sons, les chants, le tambour et autres percussions.
De même, nous pouvons distinguer entre la transe statique et la transe dynamique.

Dans tous les cas, il s’agit de se libérer du corps physique pour libérer le double et accéder ainsi à un autre niveau de conscience.

En état de transe, les perceptions corporelles diminuent grandement ou disparaissent;   très souvent cela permet de ne plus être sujet à la douleur.

Par expérience, je sais que la pratique de la transe est une pratique des plus profitables.
En se libérant des tensions corporelles et psychiques, nous permettons à notre être d’expérimenter d’autres possibilités et renforcer l’énergie d’auto-guérison présente en chacun d’entre nous.

Mais, dans notre société, notre culture basée uniquement sur la volonté, une pseudo rationalité et un hypercontrôle sur tout, notre Être véritable est en prison.
De ce fait, il se trouve qu’on l’accepte ou non dans un processus morbide.
Je me souviens d’une brave dame, présidente d’une association, organisatrice de conférences qui m’avait téléphoné pour m’inviter à donner une conférence sur le chamanisme.
Vers la fin de la conversation, elle me pose une question angoissée, dramatique pour elle.
« Monsieur, surtout vous n’entrez pas en transe pendant votre exposé ». Je ne pus qu’éclater de rire.

Sans parler de transe chamanique, je vous encourage de faire l’expérience de la transe, vous en retirerez toujours un bénéfice.

Je vais le répéter, dans l’univers du chamanisme, il y a des chamans plus ou moins puissants, plus ou moins évolués et donc différentes formes de transes.

Il y a des transes où le chaman se transforme en un animal, reproduisant les bruits, les mouvements de cet animal.
Parfois, dans certaines formes, le chaman semble possédé, les yeux roulent dans leurs orbites, il semble incontrôlable, souvent même une bave s’écoule de sa bouche.
Chez certaines tribus d’Amazonie, le tableau est encore plus surprenant et pas toujours ragoûtant.
Un assistant souffle dans la narine de l’officiant une prise de Yagé.
Bien souvent, une morve verdâtre s’écoule de son nez et une bave de même de sa bouche.
Nous sommes là, en présence d’une force primitive, de ces expériences qui ont permis aux hommes de transcender leur connaissance des mystères de la vie et de l’esprit.

Sans parler de la transe chamanique, dans laquelle, la transe n’est qu’un moyen pour utiliser les pouvoirs de l’esprit et des techniques chamaniques.

Il est loisible d’expérimenter la technique de la transe.
Comment ?
En tenant compte des quelques indications suivantes.
Comprenez que vous devez vous libérer de votre corps, et cela vous pouvez le faire dans le plaisir et la joie.

 

RECOMMANDATIONS POUR LA PRATIQUE DE LA TRANSE

Choisissez un endroit tranquille où vous ne serez pas dérangé, préparez de la musique, des percussions africaines, vaudou, d’une culture qui vous plait.
Il est important que ce soit un peu répétitif, long.

Vous vous mettez debout, et commencer à faire vibrer vos jambes des talons jusqu’à ce que cette vibration vienne habiter tout votre corps afin de lui permettre d’entrer dans une forme d’expression corporelle totalement débridée et incontrôlable.
Vous aurez pris soin d’écarter les objets dangereux dans votre lieu.
Pour les débutant, je conseille de se bander les yeux.

Mais avant tout, la préparation psychique est le gage de la réussite.

N’envisagez de faire cette expérience que dans un moment où vous le désirez vraiment, qu’une sorte d’émotion, une joie vous habite à l’idée de pratiquer.

Ensuite, vient ce qui n’est pas facile pour tout le monde : le lâcher-prise.
La manière dont on aborde cette expérience en conditionne les résultats.
Pendant l’expérience, il vous faut ignorer l’environnement et votre corps.
C’est-à-dire ne pas vous préoccuper d’une fatigue, d’une crampe, d’une douleur, d’une gêne.
À cela, réagissez par l’acceptation, ignorez les désagréments, concentrez vous uniquement sur le fait de laisser bouger votre corps à sa guise suivant les percussions.
Considérez votre corps, comme quelque chose d’étranger.
Très important, soyez attentif a votre respiration, laissez la libre de suivre le rythme de la musique, laissez-la s’amplifier.

Psychologiquement, n’essayez surtout pas de « faire », de « vouloir » mais plutôt de vous abandonner à l’expérience.
Oublions toute philosophie, toute vision du monde, soyez plutôt dans l’ouverture, l’acceptation de ce qui se passe et de ce qui peut surgir dans votre esprit.

Une technique facilite l’entrée dans un autre état de conscience, il s’agit de la convergence oculaire.
Pour ce faire, il convient de faire converger son regard vers un point entre les deux yeux, en arrière dans le cerveau.
Au début, c’est un peu dur mais cela devient facile avec la pratique.
Et maintenant, n’oubliez pas l’adage chamanique :
Expérimentes et tu sauras !

 

La conception chamanique du voyage du double, c’est-à-dire de l’âme

Toutes les traditions chamaniques s’accordent à dire que notre âme se sépare du corps physique lors de deux situations différentes :
Premièrement par le rêve
Deuxièmement lors de la transe

Toutefois dans certaines circonstances, l’âme peut se séparer du corps : maladie grave, expérience de mort, dépression grave

Dans ce dernier cas toute personne peut alors se trouver en situation d’expérimenter le voyage de l’âme.
Souvent d’ailleurs, avec beaucoup d’angoisse et de peur, mais ce sera toujours une expérience qui marque profondément la personnalité.

N’hésitez pas à prendre contact pour toute question ou même pour partager votre expérience.

Le tambour chamanique

Le tambour chamanique est l’emblème par excellence du chamanisme à tel point qu’il fut utilisé comme moyen de répression par les religions colonisatrices pour instaurer leur pouvoir : le catholicisme, le bouddhisme en Mongolie, les baptistes en Scandinavie , etc…

Le chaman devait soit se convertir, soit briser son tambour : ce qui équivalait à un suicide pur et simple.
N’oublions pas les nombreux chamans qui ont péri dans les goulags du régime soviétique.

Le tambour est le cheval que chevauche musicalement le chaman pour voyager dans les autres mondes.
Il est la représentation de l’itinéraire mystique vers le centre du monde.
Le symbolisme du tambour est complexe puisqu’il concrétise à lui seul l’univers chamanique.

Il est indispensable à la séance chamanique. Son usage est multiple : guider le voyage du chaman dans l’autre monde, reliance à l’arbre cosmique, permettre le voyage de l’âme du chaman, appeler les esprits, rappel de l’âme, soutenir la transe chamanique,  voire appeler la pluie.  
Il est également instrument de diagnostic et de guérison chamanique car siège de la force sacrée.
Son usage un peu moins fréquent est celui de la divination.

Le tambour porte la voix de l’homme, le rythme vital de son âme ainsi que les remous de son destin.
Il est à la fois ciel et caverne.
Mais n’oublions pas son rôle de protecteur.
Il est à la fois échelle, arbre cosmique, vibration de l’univers, cheval.
Le son du tambour est assimilé au son primordial, au battement du cœur de la Terre-Mère.
Il représente autant le cycle de l’éternel retour que la conduite du temps en même temps que le dépassement de celui-ci.
En un mot, il est l’instrument de l’harmonie universelle.

La construction du tambour répond à une quête, elle est directement inspirée par les esprits.
Nous considérons que le bois du tambour est issu de l’arbre cosmique.
Une fois le tambour construit : le bois pour le cadre, une peau pour le couvrir ; il est procédé à La Cérémonie de « l’Animation du Tambour ».                                                    Sinon , le tambour ne reste qu’un objet:

Un chant est fait pour le bois au cours duquel est chantée l’origine du bois et ses valeurs.
Il est fait de même pour la peau : un chant pour l’esprit de l’animal qui s’est sacrifié.
Le tambour est fumigué, enduit d’un liquide sacrificiel correspondant à la tradition.
Le mien est enduit de liqueur de Palo Santo offerte d’une manière par un chaman d’Amérique centrale.
Je suis porteur du tambour chamanique pour lequel j’ai le plus grand respect.
Je partage cette tradition avec les personnes qui suivent mon enseignement.
Certains deviennent des porteurs du tambour avec tout l’engagement que cela implique.

N’hésitez pas à prendre contact pour toute question ou même pour partager votre expérience.


Cérémonie Tambour Médecine

« Le soir tombe sur la nature. J’arrive vers un abri circulaire qui semble baigné par un calme réconfortant. Lorsque j’y pénètre, il y a en fait de nombreuses personnes dans une sorte d’attente patiente et respectueuse.
Au centre de l’espace, il y a deux éléments : tout d‘abord un feu sacré au parfum odorant, puis un « autel de terre » rigoureusement agencé. Sur cet autel se trouvent divers objets : des tambours chamaniques, des « médecines chamaniques », des objets devant être purifiés ou sacralisés. Au fond de l’enceinte, face à la porte, dans l’axe autel-feu-porte se trouve l’espace du chaman qui dirige la cérémonie. De part et d’autre de cet axe, se trouvent les assistants du chaman. Autour de cet ensemble, se trouve un deuxième cercle de personnes : « le public ». En effet, cette cérémonie, s’adresse à toute personne désireuse d’y participer, en accord avec son caractère sacré. Car il ne s’agit ni d’un spectacle, ni d’une prestation de loisirs.

Je m’imprègne de l’ambiance qui règne en ce lieu. Il est curieux d’observer comment peu à peu s’installe une atmosphère paisible, recueillie, attentive. Ces inconnus qui se connaissent à peine ou pas du tout, forment un cercle de personnes reliées par une mystérieuse énergie douce et positive.

Chacun est là, pour soi, pour les autres, pour la vie tout simplement. Le public n’a pas à s’impliquer dans l’espace chamanique mais peut en recueillir certains bienfaits.

Les gestes du chaman, sont posés, mesurés. Je sens qu’ils sont agis en pleine conscience. Tout au long de la nuit, il sera ainsi présent, à conduire la cérémonie, à dialoguer avec la nature et les esprits au profit de la communauté éphémère de cette nuit. Il se donne sans bénéfice personnel et doit supporter de surcroît les errements psychiques des individus industrialisés que nous sommes avec toutes les perversions qui en découlent.

De quoi s’agit-il au fond ? Tout au long de la nuit, la cérémonie conduite par le chaman, nous fait revivre la création du monde, de l’homme, des difficultés qu’a l’être humain à assumer son existence, et à vivre ses expériences.
Le tambour élève notre âme, nous relie aux anciens, aux esprits, à la nature et à ses forces. Les symboles deviennent énergie, la Mythologie nous habite. Pendant quelques heures, nous changeons de monde, nous participons alors pleinement à la vie. Cette cérémonie est l’occasion de se relier, de se réunifier avec le monde, donc d’être en marche avec l’Univers.

Parfois, pendant la cérémonie, une personne du public se lève et va s’asseoir ou s’allonger sur une couverture placée près de l’autel. À ce que je sais, il arrive fréquemment qu’une personne  danse ou entre en transe. Elle reçoit alors de la part du chaman une guérison chamanique ou un oracle « Je comprend que c’est une chance de pouvoir vivre cette expérience ! »
( un visiteur )

Selon Joan Sigel Pinchu, une Cérémonie Tambour est un espace sacré dans lequel chaque personne présente accède à une nouvelle expérience de vie. La cérémonie, « lave » les stress, les tensions et apporte un bien-être particulier très bénéfique. Elle permet ainsi de repartir dans la vie avec « quelque chose « en plus.


Sur votre invitation, une cérémonie tambour peut être organisée.

L’autel chamanique

L’ « autel » chamanique se dresse soit sur une peau d’animal, une surface de tissu de couleur symbolique, un tertre de terre.
Y sont déposés des éléments évoquant la terre, l’air, l’eau, le feu, des plantes sacrées, des pierre sacrées et des éléments, des animaux de pouvoir.
Ont peut y adjoindre des instruments chamaniques dans tous les cas des éléments correspondant à son pouvoir personnel.
L’autel permet de se ressourcer, de pratiquer son rituel personnel, de condenser ses propres pouvoirs et de les entretenir.
L’autel évolue en suivant l’évolution sacrée du pratiquant. Il catalyse les forces et permet la reliance.