Jeanne Dimier

ÔDE À LA TERRE-MÈRE

O ! Ma mère, ma Terre, tu caches ton feu
Au sein de tes entrailles
Tu grondes, tu rugis, volcan majestueux
Comme dragon qui baille

Tu t’abreuves des eaux salées des océans
Jamais tu ne mesures
Et tu donnes sans compter tes trésors coulants
Riche mère nature.

Quand tu pleures, Mère, d’un si grand désespoir
Tu inondes nos plaines
Ta colère crache le feu dans des couloirs
Comme rouges fontaines.

Les hommes ont mis ta belle robe en lambeaux
Barbelés de misère.
Enfermés dans leur vanité jusqu’au tombeau
La mort pour héritière.

Les hommes s’en vont mais toi tu es toujours là
Sous le soleil, la lune
Nageant dans les étoiles d’un ciel de gala
Reine de nos nuits brunes.

Terre d’amour et de contrastes, notre témoin
Tu connais nos faiblesses
Entends-tu nos prières qui viennent de loin,
Du fond de nos détresses.

Grain de sable dans l’infini de l’univers
Flottant mystérieuse
Tu ne dis tes secrets qu’à l’humble qui te sers
Fascinante conteuse.

Merci la terre pour ton accueil généreux
Et si parfois je pleure,
Lorsque je partirai j’aurais le cœur heureux,
J’attends en paix mon heure.

Juin 2005

Jeanne Dimier