Les différentes formes de transe

La transe est un état d’expansion de la conscience, dans lequel l’individu transcende sa condition humaine; pendant quelques instants, il va libérer ses sens, ses perceptions, son âme, son esprit de sa condition humaine.

Alors là, il atteint des mondes inconnus, surprenants, sublimes, effrayants, le monde de tous les possibles. Bien souvent la transe débouche sur un magnifique et resplendissant état d’extase.

Il faut bien admettre que l’état de transe n’est pas une chose monolithique. Il peut varier en qualité et en quantité où si l’on préfère en profondeur et en intensité. Cela dépend de l’expérience du chaman et de sa perception de l’instant, de l’intention de la cérémonie, du contexte social et culturel.

La transe peut être légère, comme une reliance à un autre niveau de conscience mais à des degrés divers être plus spectaculaire, plus intense.

Dans la kamlénie ou sejdhr, mais en fait dans tout l’hémisphère nord, la transe est le plus souvent poussée jusqu’à ce que l’officiant perde connaissance, se trouve sur le sol en catalepsie pendant que son double voyage. Évidemment l’Église pour prendre le pouvoir à diabolisé cette pratique et s’est efforcée de la désacralisée. Cela s’est traduit par un jugement négatif sur cette forme de transe. On trouve trace de cette négation jusque dans les Eddas où il est dit qu’Odhinn le nécromancien se livrait à des pratiques dégradantes, infâmantes pour lui-même. Il est dit que les chamans qui pratiquent cela sont des invertis passifs. Le jugement est rude, lapidaire et décrit ô combien nous nous sommes éloignés de la connaissance. Ce type de jugement se retrouve dans le monde magique de la Corse.